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Intérieur de la basilique


On conseille, pour la visite, de parcourir l’espace central jusqu’au point sur le sol où sont indiquées les longueurs des plus grandes églises du monde, puis de revenir à la nef centrale près de la porte d’entrée. La nef centrale est scandée par de puissants pilastres ornés de lésènes La nef centrale cannelées et rudentées (ce qui signifie que la partie inférieure des cannelures est pleine), dans lesquels s’ouvrent des niches contenant 39 statues de saints fondateurs des ordres et des congrégations religieuses ; le plafond est orné de stucs dorés réalisés en 1780, sous Pie VI.
Dans la nef de droite, en regardant l’autel, on verra de nombreux trésors d’art religieux. Dans la première chapelle, protégée par un verre épais, la Pietà est un chef-d’œuvre de jeunesse de Michel-Ange, sculpté en 1499 quand l’artiste n’avait que 24 ans : la Vierge, au visage jeune et doux, presque résignée face au destin de son fils, tient contre elle le Christ mort, dont le corps s’abandonne dans un mouvement très souple ; le drapé articulé de son vêtement et de son voile laisse toutefois transparaître une force extraordinaire, à la fois physique et morale, qui contraste avec les traits raffinés de son visage, encore très caractéristique du XVe siècle. Il s’agit de la seule œuvre signée de l’artiste ; la signature est visible sur la bande qui ceint la poitrine de la Vierge. On se trouve ensuite dans la chapelle du Saint-Sacrement, dont l’autel est orné d’un ciborium inspiré du petit temple de Bramante, à San Pietro in Montorio, sur la colline du Janicule. Cette sculpture en bronze doré, réalisée par le Bernin en 1674, a été complétée par la suite par deux anges agenouillés. À la fin de la nef de droite, il faut signaler le Monument funéraire de Grégoire XIII (1572-1585), une œuvre que le sculpteur Camillo Rusconi.
Acheva en 1723, avec les figures allégoriques de la Religion et de la Sagesse, accompagnées d’un dragon, symbole héraldique de sa famille, en dessous du sarcophage.
De retour dans la nef centrale, on trouvera la célèbre statue de saint Pierre bénissant, une œuvre en bronze que les chercheurs attribuent presque tous au sculpteur Arnolfo di Cambio (1245-1302) ; d’autres historiens de l’art soutiennent par contre qu’elle remonte au Ve siècle. Remarquons le pied consumé par les baisers des fidèles, qui expriment par là leur dévotion au saint.
Le croisement entre la nef longitudinale et le transept est marqué par quatre puissants pilastres à plan carré. Sur les parois internes des pilastres, des niches abritent quatre énormes statues, représentant autant de moments fondamentaux de la passion du Christ : saint Longin, le soldat qui d’un coup de lance perça le côté du Christ et se convertit par la suite au christianisme, réalisé par le Bernin en 1638 ; sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, qui ramena à Rome la croix et les clous du martyre ; sainte Véronique, qui essuya avec son voile le visage du Christ sur le chemin du Calvaire ; et enfin saint André, frère de saint Pierre, crucifié en Grèce. Ces trois dernières statues sont de l’atelier du Bernin.


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Cause de Béatification et Canonisation du Serviteur de Dieu Jean Paul II

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