La Fabrique de Saint-Pierre

La Fabrique de Saint-Pierre

Les origines de cette institution remontent à l’époque du pape Jules II qui, en 1506, avait commencé la construction de la nouvelle basilique vaticane. En 1523, le pape Clément VII nomma une commission fixe de soixante experts dépendant directement du Saint-Siège, qui devaient s’occuper de la construction et de l’administration de la basilique. En 1589, le pape Sixte Quint plaça cette commission sous la juridiction du cardinal archiprêtre de la basilique, mais quelques années plus tard, sous le pontificat de Clément VIII (1592-1605), elle fut remplacée par un collège créé ad hoc, la Congrégation de la Révérende Fabrique de Saint-Pierre, qui reçut toutes les attributions possédées jusque-là par la commission supprimée. Cette congrégation comprenait non seulement le préfet, en la personne du cardinal archiprêtre de la basilique, mais aussi un certain nombre de cardinaux et de prélats. Ce dicastère pouvait nommer, dans les provinces de l’État de l’Église, ses propres délégués, en qualité de commissaires de la Révérende Fabrique, qui restaient en fonction un an. Ceux-ci exerçaient une juridiction propre et étaient compétents pour juger tout type de procès au premier degré ; pour s’opposer à ces sentences, on pouvait s’adresser en appel à la Congrégation. En 1863, sous le pontificat de Pie IX, la Congrégation fut réduite à s’occuper exclusivement de l’administration de la Fabrique et en 1967, suite à la réforme générale de la Curie romaine mise en place par Paul VI, la Congrégation cessa d’exister en tant que telle et fut intégrée aux Administrations palatines.

Par la Constitution apostolique Pastor Bonus de 1988, le pape Jean-Paul II établit que « la Fabrique de Saint-Pierre continuera à s’occuper de tout ce qui concerne la basilique du Prince des apôtres, soit pour la conservation et la beauté de l’édifice, soit pour la discipline interne des gardiens et des pèlerins qui entrent pour la visiter, selon ses lois propres ».