Saint Edmond occupe une place particulière dans la mémoire chrétienne en tant que figure de souverain courageux et de témoin inébranlable de sa foi. Son histoire se situe au IXᵉ siècle, lorsqu’il assuma tout jeune le gouvernement de l’Est-Anglie, une région anglaise bouleversée par les tensions et les violences provoquées par les incursions nordiques.
Ce qui frappe chez elle n’est pas le caractère extraordinaire de ses œuvres, mais sa capacité à transformer l’ordinaire en offrande. Sainte Maria Bertilla Boscardin, dans le siècle Anna Francesca, était une femme simple, parfois impulsive, mais dotée d’une grande détermination et d’une forte capacité de maîtrise de soi. Souvent victime de jalousies et de malentendus, elle ne se laissa jamais décourager : son « Je veux devenir sainte et conduire de nombreuses âmes à Jésus » devint le programme de sa vie.
« Né pauvre, ayant vécu pauvre et certain de mourir très pauvre ». C'est ainsi que s'exprimait saint Pie X, né Giuseppe Melchiorre Sarto, dans son testament. Un Pape d'humble extraction sociale, qui a accédé à la Chaire de Pierre après avoir franchi toutes les étapes de la carrière ecclésiastique : aumônier, curé, Évêque, Cardinal, Patriarche.
Il fut moine bénédictin, puis Abbé et Archevêque de Cantorbéry, éminent théologien, au point d’être proclamé Docteur de l’Église. Il s’agit d’Anselme de Cantorbéry (ou d’Aoste), dont l’œuvre la plus célèbre est le Proslogion (Discours), connue pour son thème ontologique sur l’existence de Dieu. Né à Aoste vers 1033, il reçut une éducation humaine et religieuse de la part de sa mère, qui le confia ensuite aux bénédictins d’un prieuré d’Aoste pour sa formation.
Le 8 mai 1521, dans le bourg néerlandais de Nimègue — alors partie de la Gueldre impériale et appartenant donc au Saint-Empire romain germanique —, naissait celui qui deviendrait l’une des figures décisives de la Réforme catholique.
Pier Damiani est l’un des écrivains les plus connus du XIe siècle et l’un des plus grands promoteurs de la réforme pré-grégorienne, aux côtés de plusieurs Papes, contre les maux qui affligeaient l’Église à cette époque. En particulier, la simonie, l’achat et la vente d’offices et de dignités ecclésiastiques, et le nicolaïsme, le refus du célibat. Le saint, par ses conseils et sans prendre de positions radicales, se mit au service des Papes et écrivit le Liber gratissimus sur ces questions.
Une jeune Romaine de 13 ans n’hésita pas à sacrifier sa vie pour témoigner de sa foi dans le Christ. Saint Ambroise, évêque de Milan, dit à son propos qu’elle a pu rendre un double témoignage au Christ : celui de sa chasteté et celui de sa foi (De Virginitate. II. 5-9). Le Pape Damase écrivit une épitaphe en son honneur.
Tout ce que la mentalité du monde recherche, il le possédait : honneurs, richesses, noblesse, gloire, pouvoir. Et pourtant, Louis de Gonzague choisit d’aller à contre-courant et de miser toute sa vie sur le Christ, renonçant à toute sécurité. Né dans la noble famille des Gonzague, le 9 mars 1568, fils aîné du marquis de Castiglione, Louis avait devant lui un avenir d’opulence et de prestige.
Au Mexique l’Église a dû traverser une terrible épreuve : celle de la persécution et de la marginalisation. Avec la loi de 1917, appelée Constitution politique des États-Unis du Mexique, inspirée par une haine antireligieuse et anticléricale, les vexations contre les chrétiens s’accrurent. Pie XI consacra l’Encyclique Iniquis Afflictisque aux persécutions subies par l’Église au Mexique, employant même un ton virulent, attribuant à « l’orgueil » et à la « démence » la volonté de « pouvoir renverser et détruire la maison du Seigneur ».
Un ermite qui sut arbitrer et conseiller ses compatriotes, pacifiant les esprits opposés. Bien que loin du monde et vivant dans la solitude d’une cellule, il réussit à éviter des conflits fratricides. Son unique arme fut la couronne du Rosaire qu’il avait toujours avec lui et sa seule nourriture l’Eucharistie. Il s’agit de Bruder Klaus, connu sous le nom de Saint Nicolas de Flüe. Il naquit en 1417 dans le petit village de Flüeli, dans la région d’Obwalden, alors partie de la Confédération des huit cantons de la Suisse centrale. Sa famille vivait de l’agriculture.
La mémoire liturgique du 21 novembre, consacrée à la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie, ne puise pas ses origines dans les textes canoniques, mais dans les anciennes traditions chrétiennes conservées dans les Évangiles apocryphes.
Dans une période difficile pour l’Église, Gaspare se distingua par son courage. Lorsqu’un serment de fidélité à l’empereur Napoléon fut imposé aux prêtres en 1810, il le refusa fermement. Ce geste lui coûta l’exil, puis quatre ans de prison, qu’il affronta avec sérénité et foi inébranlable. Saint Gaspare del Bufalo n’eut aucun hésitation à refuser tout compromis avec ceux qui attaquaient la vie de l’Église et du Pape.
« Dès les premiers siècles de l’Église Catholique, le peuple chrétien fit monter vers la Reine du Ciel ses prières et ses chants de louange filiale dans la sérénité des heures de joie et plus encore dans l’angoisse des périls menaçants. Jamais ne fut déçue l’espérance mise en la Mère du divin Roi Jésus-Christ ; jamais ne s’affaiblit la foi qui nous enseigne que la Vierge Marie Mère de Dieu règne sur l’univers entier avec un cœur maternel, tout comme elle est ceinte d’une royale couronne de gloire dans la béatitude céleste ». C’est ainsi que s’exprimait Pie XII dans l'Encyclique Ad Caeli Reginam, du 11 octobre 1954, par laquelle il institua la fête liturgique de la « Bienheureuse Vierge Marie Reine ».
François Venimbeni naquit en 1251 à Fabriano (Ancône) ; il était le fils de Compagno, médecin, et de Margherita di Federico. Après avoir achevé ses études de philosophie, il entra dans l’Ordre franciscain à l’âge de 16 ans. Il effectua son noviciat à Fabriano. Un jour, il voulut se rendre à Assise pour obtenir l’indulgence de la Portioncule, avec le souhait de rencontrer le frère Léon, le plus célèbre des compagnons de saint François.
Dernière née d’une famille nombreuse de dix enfants, Maria Francesca Cabrini naquit le 15 juillet 1850 à Sant’Angelo Lodigiano, près de Milan. Depuis l’enfance, elle écoutait avec émerveillement les récits des missionnaires et ces histoires éveillèrent en elle le désir de se consacrer à Dieu dans la vie religieuse.
Le 22 février est la Fête de la Chaire de saint Pierre Apôtre, à qui le Seigneur a dit : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église ». En ce jour où les Romains avaient l’habitude de commémorer leurs morts, on vénère le siège de la naissance au ciel de cet Apôtre, qui tire sa gloire de sa victoire sur la colline du Vatican et qui est appelé à présider à la communion universelle de la charité. Il est ainsi présenté dans le Martyrologe romain.
Vincent de Saragosse (également connu sous le nom de Vincent de Tarragone) naquit en Espagne au IIIᵉ siècle, probablement à Huesca, bien que d’autres traditions mentionnent Valence ou Saragosse comme lieu d’origine.
C’est le 22 juin 1535 que, dans la Tour de Londres, fut exécutée la sentence de mort par décapitation de l’Évêque de Rochester, John Fisher. Il avait été accusé de haute trahison par le roi Henri VIII. Dans l’espoir d’obtenir sa clémence, le Pape Paul III l’avait créé Cardinal le 20 mai précédent, mais cela ne servit à rien. La tête de Fisher resta exposée à l’entrée du pont de Londres jusqu’au 6 juillet, date à laquelle elle fut jetée dans la Tamise. Elle fut alors remplacée par celle de Thomas More, Lord Chancelier du royaume, qui avait été lui aussi condamné à mort pour haute trahison. La sentence fut exécutée le 6 juillet 1535.
Épouse, mère, veuve, moniale. Tel est le parcours humain qui conduisit Rita à devenir sainte. Elle compte parmi les femmes les plus connues au monde. Sans aucun doute l’une des plus aimées et invoquées au sein de la communauté ecclésiale après la Vierge Marie. Un exemple de foi inébranlable en Dieu, un amour passionné au point de partager avec le Christ, pendant quinze ans, une épine de sa couronne.
Il a été surnommé « le Lion de Münster » en raison de son courage. Il ne se lassa jamais de dénoncer les abus de l’État et de défendre le droit à la vie, condamnant fermement la théorie nazie de l’élimination des « vies improductives et sans valeur ».
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