La mémoire du Pape Marcel Ier, commémoré par le Martyrologe romain le 16 janvier, s’inscrit dans l’une des périodes les plus complexes de l’histoire de l’Église ancienne. Les sources qui parlent de lui sont peu nombreuses et souvent contradictoires, si bien que sa figure apparaît davantage par fragments que dans un récit linéaire. On sait avec certitude qu’il fut Évêque de Rome au début du IVᵉ siècle, que son pontificat fut bref et qu’il fut enseveli le long de la voie Salaria, dans le cimetière de Priscille, après une mort survenue loin de la ville.
Cyri et Juliette sont deux martyrs du IVe siècle : une mère et son fils âgé de seulement trois ans, mis à mort ensemble à Tarse, dans l’actuelle Turquie. Juliette était une matrone de lignée royale, originaire d’Iconium, en Lycaonie, une région du centre de la Turquie actuelle.
On ne connaît pas avec exactitude l’année de naissance d’Ubald Baldassini, mais probablement vers 1085, à Gubbio. Il était le fils unique de Rovaldo Baldassini et de Giuliana, son épouse. Orphelin de père dès l’enfance, il perdit également sa mère peu après. Son oncle Ubaldo s’occupa alors de lui. Il reçut l’ordination sacerdotale en 1115 et, trois ans plus tard, devint prieur de la cathédrale de Saint-Mariano.
On peut lire dans l’ouvrage Les temps anciens et modernes de la ville de Forlì : « Bien qu’il soit né en Toscane, il a été reconnu comme une pousse de l’arbre de Forlì par la Sacrée Congrégation des Rites elle-même, le 28 janvier 1752, dans le décret accordant la Messe et l’office à la ville de Forlì, qui en 1755, par un vote unanime des conseillers, l’a acclamé comme l’un de ses protecteurs ».
Caterina di Favarone, issue de la famille Offreduccio et sœur cadette de Claire d’Assise, naquit dans cette ville d’Ombrie en 1197. Avant même d’avoir seize ans, elle éprouva le désir de suivre l’exemple de sa sœur aînée, choisissant une vie caractérisée par la pauvreté évangélique et le style franciscain.
Au cœur du XVIIᵉ siècle, sous le règne de Louis XIV (1638-1715), la France portait encore les blessures laissées par les guerres de religion. Au sein de l’Église, une interprétation spirituelle sévère et austère se répandait : le jansénisme. Ce courant, éloigné de l’esprit de miséricorde, tendait davantage à inspirer aux fidèles la crainte de Dieu que son amour. Pendant ce temps, suivant les orientations tracées par le Concile de Trente, de nouvelles communautés religieuses fleurissaient.
Il est compté parmi les fondateurs de l’Ordre cistercien. D’une grande dévotion mariale, il encouragea le retour à une vie monastique simple et austère. Il s’agit de saint Robert de Molesme, né à Troyes en Champagne, en 1028 ou 1029, dans une famille noble. Ses parents, Thierry et Ermengarde, appartenaient à la famille des comtes de Tonnerre, de la branche de Maligny.
Saint Jean de Matha, fondateur de l’Ordre de la Très Sainte Trinité, naquit à Faucon — petit centre alpin de Provence et fief lié aux comtes de Barcelone — vers le milieu du XIIᵉ siècle, selon certaines sources le 24 juin 1154, selon d’autres le 23 juin 1160. Issu d’une ancienne noblesse militaire, il fut très tôt orienté vers les études : à Aix, à Marseille, puis à Paris, capitale intellectuelle de l’Europe chrétienne.
En 1233, le jour de l’Assomption de Marie, sept marchands se réunirent dans un oratoire à Florence. Ils étaient tous aisés et appartenaient à l’ancienne noblesse de la ville. Ils s’appelaient Bonfiglio Monaldi, Buonagiunta Manetti, Manetto dell’Antella, Amadio degli Amidei, Uguccione degli Uguccioni, Sostegno dei Sostegni, Alessio Falconieri.
Premier Evêque américain à être canonisé, John Newmann est surtout connu pour ses activités pastorales et éducatives. Lorsqu’il était Évêque de Philadelphie, il fonda le premier système scolaire diocésain catholique des États-Unis d’Amérique.
Blaise (ou Blaste) et Diogène, deux saints vénérés à Rome depuis l’Antiquité et tout au long du Moyen Âge, sont mentionnés dans le Martyrologe Hiéronymien à la date du 17 juin.
Concernant saint Blaise, certains textes — parmi lesquels les Actes du martyr saint Valentin — font référence à un Blaste, tribun, condamné à mort en 269 ap. J.-C. par l’empereur Claude le Gothique en raison de sa foi chrétienne. Toutefois, il n’existe pas de preuves certaines permettant de l’identifier avec le saint commémoré à cette date.
Presque analphabète, apprenant à lire et à écrire en autodidacte, humble, pauvre, simple frère laïc sur les traces de saint François d’Assise et grand dévot du Saint-Sacrement, au point d’être surnommé « le théologien et le séraphin de l’Eucharistie ». Il s’agit de Pascal Baylon, né à Torrehermosa, alors royaume d’Aragon, de Martín et Isabel Jubera, le 16 mai 1540. Il venait d’une famille pauvre et nombreuse. C’est pourquoi son père l’envoya, dès son plus jeune âge, garder les troupeaux. Il profitait de sa vie au contact de la nature pour louer Dieu et chanter des hymnes à la Vierge Marie.
Saint Patrick, dont le vrai nom était Maewyn Succat, naquit vers 385 en Écosse, fils d’un centurion romain venant de Grande-Bretagne.
À l’âge de 16 ans, Maewyn fut enlevé par des pirates et vendu comme esclave à un druide dans l’ actuel Ulster, en Irlande. Pendant ses six années d’esclavage, il travailla comme pasteur pour un chef de clan irlandais, période au cours de laquelle il découvrit la religion chrétienne et devint un chrétien pratiquant.
Élisabeth, née en 1207 en Hongrie dans une famille royale et destinée au mariage avec le souverain de Thuringe, vécut à la même époque que François d’Assise. Dès son plus jeune âge, elle montra une inclination naturelle envers ceux qui souffraient et les personnes dans le besoin, cette inclination fut encore renforcée par sa relation avec les Frères Mineurs – en particulier avec frère Rüdiger, son premier conseiller spirituel, puis avec frère Conrad – qui ne firent que guider dans un sens évangélique un cœur déjà tourné vers les plus vulnérables.
L’une des figures les plus marquantes des premiers temps du christianisme est saint Ignace d’Antioche, un Évêque ayant vécu dans les premières décennies du IIᵉ siècle et vénéré comme martyr pour sa foi inébranlable. La tradition affirme qu’il fut choisi pour guider la communauté chrétienne d’Antioche par saint Pierre lui-même. Son transfert forcé d’Antioche à Rome, durant lequel, prisonnier, il écrivit sept lettres qui constituent aujourd’hui un témoignage inestimable de la foi des premiers chrétiens, est resté célèbre.
Au service des orphelines, des jeunes filles dans le besoin et des pauvres, pour qui elle fonda la Congrégation des Sœurs des Pauvres de Sainte-Catherine de Sienne.
Savina naquit à Sienne, le 29 août 1851 ; elle était la fille de Celso et Matilde Vetturini.
Il fut l’un des premiers pionniers de la foi dans les Gaules, fondement le plus ancien de la tradition chrétienne de toute la région. Gratien — ou Gatien — connu dans les sources anciennes sous les noms de Catianus, Gatianus ou Gratianus, et en France comme Gatien de Tours, est rappelé comme le premier annonciateur stable de l’Évangile dans la ville de Tours et comme le fondateur du diocèse. Les informations à son sujet sont peu nombreuses et proviennent surtout de l’œuvre de Grégoire de Tours, grand historien du VIᵉ siècle, qui recueillit des traditions orales et des récits populaires conservés dans la mémoire chrétienne de la Gaule.
Guido di Pietro, connu sous le nom de Giovanni da Fiesole ou mieux encore sous celui de Beato Angelico, était un frère dominicain doté d’un grand talent pour la peinture.
Il fut appelé ainsi en raison du grand message de foi qui imprègne toutes ses œuvres, de l’humilité qui le caractérisait et de la valeur mystique qu’il attribuait à la lumière.
Marguerite de Hongrie, fille du roi Béla IV et de la reine Marie, d’origine byzantine, naquit en 1242, probablement au château de Turóc. Sa naissance survint à un moment dramatique pour le royaume : la Hongrie avait été dévastée par l’invasion mongole et la famille royale s’était réfugiée en Dalmatie. À cette occasion, les souverains firent le vœu que si une fille venait au monde, ils la consacreraient à Dieu en signe de reconnaissance pour la libération du pays.
« Le plus grand imitateur de saint Charles fut saint Grégoire Barbarigo à Padoue, où le Séminaire devint grâce à lui une institution et, après trois siècles, le reste encore in aedificationem gentium ». C’est ainsi que s’exprimait saint Jean XXIII dans l’homélie prononcée pour la canonisation de saint Grégoire Barbarigo, le 26 mai 1960, dans la Basilique du Latran.
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