Il était surnommé le « frère Deo gratias », car c’est ainsi qu’il saluait les gens qu’il rencontrait. En effet, pendant quarante ans, il parcourut les rues de Rome pour demander l’aumône, profitant de l’occasion pour offrir des conseils spirituels aussi bien aux personnes du peuple qu’aux aristocrates. Il s’agit de saint Félix Porro, connu comme Félix de Cantalice, du nom de la localité où il naquit, dans la province de Rieti, en 1515. Très jeune, il s’installa à Cittaducale pour servir une famille en tant que berger et paysan. Il se consacra à la lecture des Vies des Pères, ce qui renforça en lui le désir de mener une vie austère.
Cyrille naquit vers 315 à Jérusalem, ou dans ses environs, et reçut une solide formation littéraire, qui devint la base de sa préparation ecclésiastique, centrée principalement sur l’étude de la Bible.
La figure de saint Odon s’inscrit dans le vaste panorama du monachisme médiéval, cette époque où l’idéal bénédictin se diffusa au point de donner naissance à une riche constellation de monastères dans toute l’Europe. Ces centres de prière et de culture contribuèrent à façonner l’identité spirituelle du continent. Parmi eux, le monastère de Cluny occupa un rôle de tout premier plan : c’était un lieu renommé pour sa discipline intérieure, le soin accordé à l’étude et surtout pour la solennité du culte divin. Odon en fut le deuxième abbé et l’une des personnalités les plus éminentes.
Saint Luc est un médecin, né à Antioche dans une famille païenne, soucieux de ses patients dont il connaît la faiblesse et souvent la misère, jusqu'au jour où il entend saint Paul parler de Jésus. Dès lors, il embrasse la foi et n'abandonne plus l'Apôtre, le suivant jusqu'à son martyre à Rome en 67.
Emma était la fille du noble comte saxon Immed IV et d’Adela de Hamaland. Née en 982 en Saxe, elle épousa Liudger, fils du duc de Saxe Hermann Billung. En 1001, l’empereur Otton III donna le Palais royal de Stiepel aux deux époux.
Anastase, de naissance romaine et fils d’un certain Maxime, portait un nom qui signifie « ressuscité » en grec. Il fut élu Pape à la fin de l’an 399, après la mort du Pape Sirice, et il dirigea l’Église pendant à peine deux ans, jusqu’au 19 décembre 401.
Álvaro naquit à Zamora, en Espagne, vers 1360. Il entra dans l’Ordre des Dominicains en 1368 et se distingua très vite par son intelligence et la sainteté de sa vie. Il fut pendant de nombreuses années professeur de théologie à l’Université de Salamanque, apprécié pour son érudition et son enseignement. À cette époque, il fut également confesseur du roi Jean II de Castille et de la reine mère. Il joua ainsi un rôle important dans la vie religieuse, ainsi que dans la vie politique de la Castille.
Les saints Marius, Marthe, Audifax et Abachus sont commémorés par l’Église catholique comme des martyrs des premiers siècles chrétiens et leur mémoire liturgique est célébrée le 19 janvier. Les informations les concernant sont rares et fragmentaires, provenant principalement de textes hagiographiques anciens, en particulier d’une Passio de l’Antiquité tardive, réélaborée au fil des siècles à des fins édifiantes.
« Bien que l’Eucharistie soit célébrée solennellement chaque jour, nous considérons comme juste qu’au moins une fois par an sa mémoire soit honorée de manière plus solennelle. En effet, les autres choses dont nous faisons mémoire, nous les saisissons par l’esprit et par l’intelligence, mais nous n’en obtenons pas pour autant la présence réelle. En revanche, dans cette commémoration sacramentelle du Christ, bien que sous une autre forme, Jésus-Christ est présent parmi nous dans sa propre substance. Car, alors qu’il allait monter au ciel, il a dit : “Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde” (Mt 28,20) ».
« La puissance de Dieu nous crée, la sagesse nous gouverne, la miséricorde nous sauve ». C’est ce que le frère Crispin de Viterbe répétait à ceux qu’il rencontrait. Simple frère lai de l’Ordre des Frères mineurs Capucins, chargé de la quête, de servir les malades et de l’entretien du potager du couvent, frère Crispin (Pietro) Fioretti naquit à Viterbe le 13 novembre 1668. Son père, Ubaldo Fioretti, avait épousé Marzia, déjà veuve et mère d’une fille. Crispin perdit très tôt son père, et ce fut son oncle Francesco qui s’occupa de lui, l’envoyant dans une école tenue par les Jésuites. Crispin travaillait aussi comme apprenti cordonnier dans l’atelier de son oncle.
Saint Joseph, père adoptif de Jésus et époux de Marie, est une figure centrale dans la tradition chrétienne, pour son rôle dans l’économie du salut et comme modèle de vertu. Bien qu’on ait peu d’informations à son propos dans les sources bibliques, sa figure apparaît principalement dans les Évangiles de Matthieu et de Luc.
Parmi les figures les plus lumineuses du monastère de Helfta au XIIIᵉ siècle se distingue Mechtilde de Hackeborn, femme d’une spiritualité extraordinaire et voix singulière de la mystique médiévale. Sa compagne de communauté, Gertrude la Grande, dans le sixième livre du Liber specialis gratiae — un ouvrage qui rassemble les manifestations divines reçues par Mechtilde — avoue que ce qui y est écrit ne représente qu’une petite partie de ce que la sainte vécut. Elle explique en effet qu’il eût été injuste de taire des dons si abondants, car ils furent accordés par Dieu non seulement pour Mechtilde, mais comme patrimoine spirituel offert à l’Église de tous les temps.
La figure du Christ souffrant a représenté le cœur silencieux mais puissant de son existence spirituelle, la force intérieure de son zèle apostolique et l’étincelle à partir de laquelle est née la mission de la communauté religieuse qu’il a fondée. Il ne fait aucun doute que Paul de la Croix est le saint de la Passion de Jésus-Christ.
Il monta sur le trône impérial d’Autriche le 21 novembre 1916 et, le 30 décembre suivant, fut couronné roi apostolique de Hongrie, en plein premier conflit mondial. Dans son discours inaugural, il déclara que son objectif était la paix et la fraternité entre les peuples. Il s’inspira de la Doctrine sociale de l’Église pour promouvoir une législation plus juste et respectueuse des classes les plus vulnérables.
Frère universel à la recherche du dessein de Dieu sur lui, il s’éprit du Christ et de l’humanité, vivant l’Évangile parmi les petits et les derniers de la terre. Il s’agit de saint Charles de Foucauld, né à Strasbourg le 15 septembre 1858. Devenu orphelin alors qu’il était encore enfant, il fut accueilli et élevé par son grand-père. Le début de la guerre de 1870 obligea la famille à s’installer à Nancy, ville où Charles poursuivit ses études secondaires.
Verdiana naquit à Castelfiorentino, alors que la localité venait tout juste de prendre ce nom, qui lui avait été attribué par l’Évêque de Florence. Les sources historiques situent sa naissance en 1178 et la tradition populaire la décrit comme une jeune servante au service de la famille Attavanti.
La solennité de Marie, Mère de Dieu, placée au cœur de l’Octave de Noël et au début de l’année, invite à contempler le mystère de l’Incarnation du point de vue de celle en qui le Verbe a assumé la chair.
Le centre du culte des saints Jules et Aaron se trouve à Caerleon, nom celtique signifiant « Ville des Légions » (Quadra Legionum). Caerleon, située dans le sud du pays de Galles, était une forteresse occupée en permanence par la Legio II Augusta de l’an 75 à 431 après J.-C.
« Rogate ». La découverte de la nécessité de la prière pour les vocations, selon l’Évangile : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez [Rogate] donc le Maître de la moisson pour qu’il envoie des ouvriers dans sa moisson » (Mt 9, 38 ; Lc 10, 2), constitue l’essence du charisme de saint Annibale Maria Di Francia. La mort prématurée de son père le conduisit également à développer une affection particulière et un amour tendre envers les orphelins.
« Le rapport avec le travail est un aspect qui caractérise saint Joseph et qui est mis en évidence depuis la première Encyclique sociale, Rerum novarum, de Léon XIII. Saint Joseph était un charpentier qui a travaillé honnêtement pour garantir la subsistance de sa famille. Jésus a appris de lui la valeur, la dignité et la joie de ce que signifie manger le pain, fruit de son travail ». C’est ce qu’a écrit le Pape François dans sa Lettre apostolique Patris Corde, à l’occasion du 150e anniversaire de la déclaration de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle.
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